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  • Photo du rédacteurCheikh Ahmadou Bamba Ndiaye

Jusqu’à ce que le soleil se lève au Sénégal


Il ne faut pas parler de dialogue, de dignité ou d’Histoire à Macky Sall. Il ne peut chérir ce dont il ignore l’existence. 


Les sacrilèges, avec lui, sont une routine. Avec le même mode opératoire. Il vole, vous brime et convoque un dialogue duquel les participants ressortent plus ridicules que jamais. Il ne s’en cache pas. La terreur est son outil de travail. 


À son égard, les régulateurs sociaux ont fait preuve d’une complaisance coupable. À quelqu’un qui fait bastonner sa Population en permanence ou se tait quand sa Jeunesse meurt en masse, on ne rend pas des hommages. Même par courtoisie. 


Et quand il se lance dans un acte aussi grave que bafouer la Constitution pour rester au pouvoir, on prend ses distances et parle au Peuple. Qui attend votre parole et vous respecte plus que l’apprenti dictateur. 


Le manque de constance au sein de l’opposition a rendu celle-ci vulnérable. Au moment où Ousmane Sonko, en première ligne, affrontait toute la violence de l’État, certains ont préféré faire de lui leur agneau de sacrifice. Le laisser porter et encaisser les coups. Pour ensuite sortir du mutisme, du bois, croyant récolter les dividendes. 


C’était d’une naïveté inouïe, car nul ne ressort renforcé, grandi, en misant sur les injustices infligées à l’autre, fût-il votre concurrent politique. 


Macky Sall n’a aucun mal à sacrifier des « alliés ». Avec ce coup d’État constitutionnel, il vient de tendre un joli prétexte à tous les transhumants de nature. Tous les « neutres » restés silencieux face à l’empilement des violations. Tous les « régaliens », réciteurs mécaniques d’une formule courte d’esprit : « Force restera à la loi », au moment où la loi n’était plus qu’une chambre à gaz. 


Ses autres proches, il les tiendra sous surveillance ou les précipitera dans sa chute. Il se sait déjà mal-aimé de sa Population. Plus que jamais, il devra se cacher pour vivre, quand il ne comptera pas sur « l’amnésie collective ». Tous ceux qui l’ont accompagné dans ce forcing croient foncièrement que nous avons des colères molles, des mémoires passagères. 


Macky Sall ne changera pas. Si ce n’est en pire. 


C’est pourquoi, aucun Citoyen ne doit baisser la garde. Céder à quelque fatigue. Renoncer à quelque combat. C’est usant de devoir en être là encore, mais que voulons-nous ? Avoir un dirigeant défaillant n’est pas la plus mince des épreuves. 


Le ministre de la Communication qui coupe Internet et retire définitivement, en direct, la licence d’une chaîne diffusant des manifestations ; les scènes de la gendarmerie à l’intérieur de l’Assemblée nationale pour faire sortir l’opposition et voter une loi constitutionnelle ; sont des blessures. La seule façon de les guérir est de rester debout. Continuer à faire face. Par tous les moyens. Et quoi qu’il en coûte. 


Jusqu’à ce que le soleil se lève une nouvelle fois au Sénégal. Jusqu’à ce que nos Morts reposent enfin en paix. Jusqu’à ce que la lumière fonde sur les visages de nos dignes Prisonniers. 


Alors, le drapeau flottera. Nos espérances comprimées se libéreront comme un bouquet de papillons. Et le buste de Guy Marius Sagna, l’honorable député aussi solide que le Baobab emblème de notre Nation, servira de mât à notre drapeau. 


Chers Compatriotes, nous sommes un Peuple invincible. 



Photo de couverture : © Source indéterminée pour le moment

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